Un engin complètement équipé qui lui permet de se déplacer dans la course et  d’être en toute première ligne si besoin.

Dans les trois sacoches savamment rangées, on trouve des pansements et pommades pour les petits bobos, mais aussi des attelles, des perfusions et de quoi stabiliser un blessé plus sérieusement touché. “Pendant cette course, je vais tester la moto, la manière dont je peux intervenir, me positionner dans la course et voir comment se déroulent nos interventions.” C’est une phase “test” en quelque sorte mais, par la suite un médecin pourrait très bien prendre place derrière lui et l’équipe formerait alors  un mini SMUR, beaucoup plus rapide que n’importe quelle ambulance.

Pour Françis Steiffer,  l’organisateur de cette course, c’est un double avantage. ‘”D’abord, Didier nous offre ses services gratuitement, mais en plus, hier par exemple nous avons eu trois chutes en pleine course. On a pu laisser repartir l’ambulance sur la course, alors que Didier, intervenu en premier lieu, est resté aux côtés du blessé en attendant la venue de l’autre service d’intervention.”

Pendant ces cinq jours de course, 175 jeunes espoirs du cyclisme international vont s’en donner à cœur joie. Didier, lui testera son nouvel engin. Mais, à terme il espère le faire breveter par les services 112. “La moto médicalisée a une réelle utilité dans ce type d’évènements. On peut se faufiler et être très vite aux cotés du blessé. Elle serait tout aussi utile pour des rallyes, des courses d’enduro ou toute autre manifestation sportive ou les déplacements des services d’urgence sont parfois freinés par les participants eux -mêmes. Une fois brevetée, elle pourra aussi être utilisée par les pompiers ou même la protection civile.

Près de 15.000 euros ont été investis sur fonds propres pour mener à bien ce projet. Pour une nouvelle machine, il faudrait y ajouter 10.000 euros en plus.

Source : rtbf.be